Articles
Note sur la fondation de l’Église
David Perrin OP
Cet article cherche à répondre à la question délicate de la fondation de l’Église. Plusieurs écueils doivent être évités : la réduction de l’Église à sa partie visible ou, à l’inverse, la relativisation de sa dimension sacramentelle, l’anthropocentrisme ecclésiologique, l’opposition des différents états de l’Église, l’élaboration de deux économies salvifiques, l’une dans le Verbe incarné, l’autre, en dehors du Verbe incarné… Le fil rouge de la réflexion sera que l’Église, en tant que société des saints — anges et hommes — est l’effet des missions invisibles et visibles du Verbe et de l’Esprit Saint.
Nouvelles perspectives sur la béatitude chez Thomas d'Aquin
José Ignacio Orbe
Cet article tente d’éclairer le thème de la béatitude chez saint Thomas d’Aquin en l’abordant à partir de trois thèmes majeurs qui lui sont liés : les doctrines de l’image, de l’inhabitation et de la filiation. La perspective eschatologique et trinitaire adoptée dans cette étude permet de révéler son intérêt et son potentiel pour éclairer la fin ultime de l’homme. On voit ainsi émerger, dans toute sa cohérence, un axe majeur de l’enseignement de Thomas.
Le père Réginald Garrigou-Lagrange, un théologien "à la droite du Père"
Philippe Chenaux
La figure et l’œuvre du père Réginald Garrigou-Lagrange (1877-1964) semblent bénéficier d’un retour en grâce après la longue période d’éclipse postconciliaire. La redécouverte de l’œuvre de celui qui fut pendant plus de cinquante ans l’étoile de l’Angelicum peine pourtant à effacer la réputation de censeur implacable qu’il s’est acquise comme qualificateur, puis consulteur du Saint-Office. L’article se propose de retracer l’itinéraire intellectuel et politique de ce théologien de droite, admirateur de Maurras et de Pétain, avant d’étudier son implication dans les grandes controverses doctrinales françaises (Saulchoir, nouvelle théologie, maritainisme) sous les pontificats de Pie XI et de Pie XII.
La vérité comme convention sociale. Le programme fort de la sociologie des sciences
Michel Siggen
Le programme fort de la sociologie des sciences définit la vérité comme une simple convention sociale. Même si une telle convention n’est pas arbitraire, elle demeure totalement relative à la société qui en est à l’origine. Dans une perspective plus réaliste, s’il est juste de souligner la composante sociale du processus de connaissance, il est néanmoins exagéré de soutenir que le résultat d’une telle connaissance est seulement et entièrement socialement construit. L’erreur du programme fort se situe au niveau de son scientisme méthodologique et de son manque de réflexion sur la nature et la portée de sa propre méthode.
La métaphysique mystique de Fernando Rielo
Pascal Ide
Notes et lectures
Bibliographie
Tertullien, La prière – Jean-Noël Aletti, La saveur des récits évangéliques – Isabelle Raviolo, Corps et âme. Penser l’incarnation chez Maître Eckhart – David Abulafia, La mer sans limites, une histoire humaine des océans – Pierre Gisel et Françoise Schenk, Les fenêtres du temps, regards croisés – Jean-Michel Gibert, Les couleurs du vivant – Philippe Chareyre et Hugues Daussy (dir.), La France huguenote. Histoire institutionnelle d’une minorité religieuse (XVIe-XVIIIe siècle).
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